Partager l'article ! 02 Un message vient d'arriver.: Tout à coup l’homme manque de choir. Le précieux breuvage se renverse sur ses tongues flamban ...
Tout à coup l’homme manque de choir. Le précieux breuvage se renverse sur ses tongues flambant neuves en fer forgé artisanal, et se répand sur le sol, rapidement absorbé par un bois trop sec.
- Il faut répondre, il faut répondre marmonne-t-il pour lui-même.
- It it it at at at it it it at at it …
Le protocole impose de répondre en V.E.R.L.A.N. de premier niveau, code alpha-béta-europo-cyrillique.
Il note le message sur un post-it en feuille de bananier, et sort à toute vitesse de son laboratoire scientifique.
-Bidel, bidel, un message de l’Amirauté.
Le bidel, éméché comme à l'inaccoutumé, mais pas encore démâté, s'écrie à la lecture de la feuille de bananier:
- Gast ! Que m'amènes tu là matelot ? Ces affaires ne sont pas mon lot. Il tend
à Tac-Tac sa moque qu'il n'a pas eu le temps d'achever: bois donc une rasade de tafia, tu l'as mérité et retourne dans ta cagna. Il faut que je fasse diligence, afin d'en avertir la
maistrance.
Le bidel, soudainement dégrisé court vers le port de son pas chaloupé car suite à un accident de beuverie il était resté avec une jambe plus courte que les deux
autres...
Tac-Tac réchauffé par son premier breuvage tente de regagner son bingalove tant
bien que mal, à quatre pattes.
La cloche pique 13h. On entend aussitôt le clairon sonner le dégagé: après avoir évacué quelques notes difficiles il parvient a envoyer l'air tant attendu.
- Ah, il a du souffle not' musicien, c'est au moins du force 4, s'exclame pti' Louis, le matelot canonnier toujours en verve. Un jour faudra voir à lui boucher son biniou, le transformera
peut-être en trompette d'archange !!
Jean François se dirige vers le poste. Au passage il pénètre dans le sas qui mène à l'échelle métallique qui descend à la mine. Un air chaud et humide l'agresse ainsi que des bruits divers. Il
ignore tout de ce qui se passe dans cet antre de mécaniques. Peut être espère-t-il qu'un jour un homme de l'art le guidera dans ces profondeurs. Car Le P’tet ben qu’si, -c’est le nom du bateau-,
est construit sur le modèle du Pourquoi-pas, mais adapté à l’hémisphère sud, c’est à dire sans chauffage central ni braseros, mais avec des glacières. C’est un magnifique trois mats carré, gréé
et armé à La Rochelle par un groupe de donzelles fort accueillantes. Comme dans la chanson. La grand’voile est en flanelle, et les poulies en fer blanc. Il est équipé d’une chaudière à
briquettes, et d’une machine alternative Sigmo-Pescarolo à double arbre à cames incliné.
C'est le "cipié" venu tel un "rondier" accompagné d'un "fusible" voir ses "bouchons gras" de quart devant les "gamelles", qui ce jour là guide Jean François.
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